Les saints d’Auvergne

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N    O    P    Q     R     S    T    U    V   W    X     Y   Z

Abraham (Ve siècle

Fête le 15 juin

Né près des sources de l’Euphrate, Abraham  s’exila pour fuir la persécution, d’abord dans le désert d’Egypte pour visiter des ermites.
Arrêté par des païens, il fut retenu prisonnier durant cinq ans, puis vint en Auvergne, se retira au monastère de Saint-Cirgues, dans l’actuel quartier Fontgiève, dont il fut abbé. Il mourut très âgé.

Son tombeau se trouve dans une chapelle de l’église Saint-Eutrope à Clermont.

Agnès de Langeac (XIIe siècle)

Fête le 19 octobre

Déclarée bienheureuse, par le pape Jean-Paul II, le 20 novembre 1994. Agnès de Langeac est née au Puy-en-Velay en 1602. Très jeune, elle est initiée à la dévotion puis à l’oraison par des maîtres successifs (son maître d’école, puis un jésuite et un dominicain).

Elle devient moniale dominicaine en 1623 au monastère Catherine de Sienne de Langeac où elle sera maîtresse des novices et prieure. Elle rencontre Monsieur Olier – fondateur de la Compagnie de Saint-Sulpice. Elle meurt à l’âge de trente-deux ans.

Tout au long de sa vie, elle manifestera une sollicitude particulière pour les pauvres, les futures mamans et la formation des prêtres.

  • Culte

A Langeac, dans l’ancien monastère on peut visiter l’Historial Mère Agnès : 600 m2 d’ un très riche parcours spirituel, culturel et historique : chapelles, parloir reconstitué, présentation d’art sacré, enluminures.

Le 21 juin 2017, a été inauguré un parcours reliant Le Puy à Langeac, le Chemin Mère Agnès.

Cathédrale de Clermont, saint Alyre, évêque
saint Alyre, évêque de Clermont

Alyre (IVe siècle)          

Fête le 5 juin

Evêque de Clermont mort en 384 au retour d’un voyage à Trèves où il avait été mandé par l’empereur romain Maxime pour guérir sa fille possédée du démon.

Culte

Evoqué pour la guérison des possédés. Son église de Clermont, consacrée en 1106 et démolie à la Révolution, était le siège d’une importante abbaye bénédictine.

 

Amable (Ve siècle)

Fête le 19 octobre

Curé de Riom au Ve siècle. La tradition le fait naître à Chauvance, paroisse de Villossanges, en 397. La croix de Saint-Amable (XVe siècle) à Chauvance rappelle l’emplacement du château de la famille de Chauvance dont il serait issu. La famille de la Roche-Briant, héritière de la maison de Chauvance, portait les mêmes armoiries que le chapitre de Saint-Amable à Riom. Fondateur de la première église de Riom, dédiée à saint Bénigne en 450. Grégoire de Tours rapporte qu’il avait le pouvoir de commander aux serpents. Il mourut le 1er novembre 475, âgé de 78 ans.

Saint Amable, Pulvérières

Saint Amable, église de Pulvérières

  • Culte

Le tombeau de saint Amable devint un lieu de pèlerinage et de miracles. En 1120, la ville assiégée fut menacée d’incendie par le comte d’Auvergne. Les reliques du saint portées sur la muraille détournèrent les flammes. En accomplissement d’un vœu formulé en cet instant critique, l’évêque fit alors construire une nouvelle église en l’honneur du saint : l’actuelle église Saint-Amable, érigée en basilique depuis 1912.

Le dimanche qui suit le 11 juin, date d’une translation, a lieu la procession solennelle de la châsse refaite après la Révolution. Saint Amable est invoqué contre les morsures de serpent. Son culte est répandu en Auvergne et en Bourgogne. Au XVIIIe siècle, il a été introduit jusqu’au Québec.

Austremoine (IIIe siècle)          

Fête le 8 novembre

Compagnon de saint Denis et premier évêque de l’Auvergne, il fut l’un des 7 missionnaires envoyés en Gaule par le pape Fabien  vers 250.

On admet qu’il eut pour collaborateurs immédiats saint Nectaire et saint Baudime.

Avant son arrivée en Auvergne, saint Austremoine réfugié à Arezzo, y aurait appris la poterie et son nom, sous la  forme  « Stremonius », a été retrouvé sur les terres cuites de Lezoux. Il serait mort aux Martres-de-Veyre où l’on a découvert aussi des ateliers similaires.

  • Culte

Saint Austremoine fut enterré à Iciodorus (Issoire), où Cautin, alors diacre puis plus tard évêque, découvrit son tombeau vers 550. Ses reliques furent transportées à Volvic en 673 puis à Mozac en 848. Son crâne trouva refuge à Pierre-Incise (Saint-Yvoine) puis à Issoire où fut construit un monastère en 938.

Saint Austremoine, cathédrale de Clermont
Saint Austremoine, cathédrale de Clermont
Saint Avit, Pionsat
Saint Avit, Pionsat

Avit  (VIe siècle)         

Fête le 7 septembre

Plusieurs évêques ont porté ce nom. La célébration du 7 septembre correspond à Avit 1er, évêque des Arvernes de 571 à 594. Exact contemporain de Grégoire de Tours, saint Avit s’est fait le défenseur des opprimés mais ce fut aussi un bâtisseur : Saint-Genès de Thiers en 575, Sainte-Marie Principale à Clermont devenue Notre-Dame-du-Port.

  • Culte

Saint Avit est le patron de trois communes du Massif Central : Saint-Avit en Combrailles, Saint-Avit-de-Tardes  et Saint-Avit-le-Pauvre.

En outre, son patronage concerne différentes paroisses du diocèse de Clermont : La Cellette, Opme ainsi que la paroisse disparue de Saint-Avit d’Issoire.

Ayant fait jaillir une source miraculeuse, en 570, pour guérir les enfants de son village, il est considéré comme le protecteur des enfants.

Bénilde (XIXe siècle)            

Fête le 13 août

Né à Thuret en 1805, Pierre Romançon  prend le nom de Frère Bénilde en entrant dans la congrégation des religieux de saint Jean-Baptiste de la Salle : les Frères des Ecoles  chrétiennes. (1820)

Il passe sa vie à enseigner, il est directeur de l’école de Billom puis de celle de Saugues (1841 -1862). Ayant vécu dans la plus grande piété et la plus grande humilité, il suscite de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses.

  • Culte
chapelle Saint-Bénilde, Thuret

chapelle Saint-Bénilde, Thuret

Canonisé en 1967. Le culte est partagé entre Thuret, lieu de naissance du saint et Saugues, lieu de sa mort.

saint Bonnet, statue, Saint-Bonnet-près-Orcival
saint Bonnet, statue, Saint-Bonnet-près-Orcival

Bonnet (VIIe siècle)    

Fête le 16 janvier

Sa vie a été écrite par un moine de Manglieu qui l’a connu. Né en 623, Bonitus  fut d’abord un haut fonctionnaire à la cour d’Austrasie. Son frère, Avit, le désigna pour lui succéder comme évêque de Clermont, ce qu’il fit de 689 à 699. Dans ce VIIe siècle profondément marqué par l’essor monastique, Bonnet consacra le monastère de Menat, relevé par saint Ménélée sur les vestiges d’une fondation antérieure du VIe siècle. En 699, tourmenté par les apparences un peu irrégulières de sa nomination, il se rend à Solignac pour demander conseil au vieil ermite saint Théau, puis se retire dans le monastère de Manglieu, fondé par l’évêque Genès vers 660. Il meurt le 15 janvier 706 au retour d’un pèlerinage à Rome.

  • Culte

En 712, la translation solennelle de son corps a contribué à l’essaimage de ses reliques et l’itinéraire du transfert est jalonné de localités comme Saint-Bonnet-les-Oulles et Saint-Bonnet-le-Château en Forez, Saint-Bonnet-le-Chastel,  Saint-Bonnet-le-Bourg, Saint-Bonnet-es-Allier en Auvergne. Le culte de saint Bonnet s’est largement étendu aux provinces limitrophes de l’Auvergne et du Lyonnais : 39 communes portent son nom.

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 Brachion ou Bravy

Fête le 9 février

Cité par Grégoire de Tours dans L’histoire des Francs (lib V, 12), dans la Vie des Pères (12), et la Gloire des confesseurs (20, 39),  saint Brachion fut un noble de l’entourage du gouverneur Sigivald, dans les années 540. Il rencontra un saint ermite, Emilien, dans les forêts d’Auvergne, et, quittant tout, il le suivit dans son ermitage.

Il fonda une abbaye à Pionsat, afin de se voir confier la tâche par saint Avit de réformer l’abbaye de Menat. Sa vie est racontée par Mosnier dans les Saints d’Auvergne, pp 234 sq.

Son culte fut très vivant à Pionsat avant la Révolution. Les registres paroissiaux font état de  demande de guérisons à saint Bravy après des morsures de chien (enragé?) :

  • 1701, Pionsat : « Ce jourdhuy vingt-sixieme jour d’octobre s’est transporté dans ce bourg et eglise de Punsat et en devotion devant st Bravy, patron de cette parroisse, Jean Boucheix, laboureur de la parroisse de Charon, dioceze de Limoge, qui nous a dit avoir eté mordu au bras et epaule gauche par son chien enragé qui etoit un gros matin ; il a fait sa devotion et fait celebrer la Ste Messe devant le glorieux st Bravy. De tout quoi j’ay dressé le presant procez verbal » ; par le curé, François Eve (3 E 279/12)
  • Idem le 4 décembre 1702, une femme de Marcillat ; 
  •  idem le 6 mars 1706 (origine non précisée) : « est venue demander sa guerison au bon st Bravy et y a fait ses devotions »
Eglise de Pionsat, saint Bravy, statue

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Calmin (VIe siècle) 

Fête le 19 août

Une inscription de la célèbre châsse de Mozat (fin du XIe siècle) en Auvergne, attribue  à Calminius les abbayes du Monastier-Saint-Chaffre, Tulle et Mozac. La réalité historique est assez différente :

1° Le vocable de « Calminius Carmery » fourni par les archives du Monastier-Saint-Chaffre, n’est pas un nom de personne mais un nom de lieu.

2° Placé sous le patronage de saint Martin, le monastère de Tulle ignore le nom de son fondateur

3°Par contre, l’église de Laguenne à 3 km de Tulle, a été le lieu de sépulture d’un saint Calmine dont le nom apparaît en 879, en association avec celui de saint Martin, dans le vocable de l’église.

4° Le fondateur de l’abbaye de Mozac, vers 683, est qualifié, dans un acte de 848, de « nobilissimus senator romanorum nomine Calminius » et associé à son épouse Namadia. Le qualificatif de saint, qui lui est actuellement décerné, résulte d’une adjonction ultérieure. Parfois qualifié de duc d’Aquitaine, saint Calmin est considéré en Auvergne comme l’introducteur du culte de saint Caprais.

  • Culte

Le saint est honoré à Mozac qui possède la châsse de saint Calmin et sainte Namadie. C’est la plus grande châsse en émaux limousins, fin XIIe siècle.

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Mozat, chasse de saint Calmin, photo Bernard Craplet

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Cerneuf ou Sirénat (IVe siècle)

 

Fête le 23 février

 

Solitaire à Sirmium, en Illyrie, où il exerçait la profession de jardinier. Au moment de la persécution de Dioclétien, il fut dénoncé par la femme du gouverneur et eut la tête tranchée le 23 février 304

Saint Cerneuf, Billom
Saint Cerneuf, église de Billom

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  • Culte

 

Patron de la collégiale Saint-Cerneuf de Billom où ses reliques auraient été apportées par l’évêque Juvénal. Il apparaît dans la Xe Vie de Saint Austremoine, écrite par Duffraisse en 1688. Selon cet auteur il s’agirait d‘un disciple de saint Austremoine et d’un apôtre de l’Auvergne « du costé de Thiers, Cropière et Bilhom »

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Ardes, église, saint Michel et saint Dizaint

Dizaint (Ve ou VIIIe siècle)

Fête le 25 juin

Evêque de Saintonge à une époque mal connue. Il s’agit soit du Ve siècle (vers 470-506), soit du VIIIe siècle, où un évêque de ce nom participa au synode de Metz en 753. A son retour de Rome, chassé de son diocèse, il se retira à Tours.

  • Culte

Le culte traditionnel est attesté par la dédicace de 4 paroisses de l’estuaire de la Girone portant les vocables de Saint-Dizant ou Saint-Yzan. Son corps fut transporté à Ardes, en Auvergne, par saint Adrier. Cette translation, célébrée le 2 octobre, doit correspondre au temps des invasions normandes (le sac de Tours date de 853). Saint Dizaint est le patron de la collégiale d’Ardes.

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Etienne de Thiers (XIe-XIIe siècle)   

Fête le 8 février

Héritier de la baronnie de Thiers où il naquit en 1048. Parti avec son oncle en Italie à l’âge de 12 ans, il y tomba malade. Confié aux soins de l’évêque de Bénévent il demeura en Italie pendant 12 ans. Au cours de cette période, il apprit à connaître la vie des ermites de Calabre.

Rentré à Thiers en 1072, après la mort de ses parents, il vendit le mobilier du château et en distribua le produit aux pauvres.

En 1076, il se retira à Muret en Limousin où il mena une vie d’ermite pendant 48 ans, jusqu’à sa mort le 8 février 1124.

Ses disciples abandonnèrent l’ermitage principal et s’installèrent à Grandmont qui deviendra l’abbaye mère de l’Ordre des  Grandmontins.

église Saint-Genès de Thiers, statue de saint Etienne
église Saint-Genès de Thiers, statue de saint Etienne

Florine (Xe siècle)       

Fête 1er mai

Bergère du Cézallier dans le haut Moyen-Age, originaire du village Strigoux, au-dessus des gorges da Couze d’Ardes. Pour échapper à un agresseur, lié peut-être à un raid des Hongrois au Xe siècle, elle franchit d’un saut le torrent. Sur la rive sud de la Couze, une roche à bassin, en forme de pied humain, a accrédité l’idée d’un souvenir du prodige. A son emplacement s’élève la chapelle Sainte-Pezade, dont le vocable a été inspiré par l’empreinte pédestre ; il pourrait s’agir de la christianisation d’un lieu de culte païen.e l

  • Culte
    Le corps de sainte Florine a été transporté à Mazoires, tandis que son chef se partage, depuis le XIe siècle, entre la cathédrale de Viviers et l’église de Sainte-Florine. La vallée de la Couze d’Ardes a mérité le nom de vallée de Sainte-Florine.

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François Gaschon (XVIIIe siècle)

Nous attendons sa canonisation, qui devrait bientôt arriver…

François Gaschon  est né en août 1732 à Auzelles, petite commune du Livradois. Après des études chez les Jésuites du collège de Billom puis cinq années de formation au Grand Séminaire de Clermont, il est ordonné prêtre en 1756. Après avoir été vicaire dans plusieurs paroisses du Livradois, il sollicite son admission à la Compagnie des missionnaires de Notre-Dame de l’Hermitage. Après quatre années de formation, il parcourt l’Auvergne pour des missions dans une centaine de paroisses.

De 1792 à 1795 : Constitution civile du clergé. La Compagnie des Missionnaires est supprimée. Le Père Gaschon devient prêtre clandestin dans le Livradois et le Forez. En 1804, à 72 ans, il est envoyé à Ambert où il se met au service de la paroisse avec une attention particulière pour les pauvres.  En 1806, il  exerce les fonctions d’aumônier  à l’hôpital d’Ambert. Il  meurt le 28 novembre 1815, âgé de 83 ans.  Il est enterré dans la chapelle de l’hôpital d’Ambert.

Le Père Gaschon fait l’objet d’une profonde vénération et sa béatification est ardemment souhaitée. Un  « procès diocésain » a été ouvert en 1924 puis, après une longue mise en sommeil, la béatification est de nouveau à l’ordre du jour. Le Père Samson, moine de l’abbaye bénédictine de Randol, a été officiellement nommé comme postulateur par Mgr Simon le 5 septembre 2012.

voir site :  https://pere-francois-gaschon.org/

Gabriel-Taurin Dufresse (XIXe siècle)         

Fête le 9 juillet

Gabriel-Taurin Dufresse naît en 1750 à Lezoux. Il entre, diacre, au séminaire des Missions en juillet 1774, il est ordonné prêtre en décembre. L’année suivante il est envoyé en Chine. En 1800 il est coadjuteur de Mgr de Saint-Martin, en 1801 il est nommé vicaire apostolique de la province du Sichuan. Il active le recrutement indigène de son clergé. Le nombre de catéchumènes et de baptisés augmente sans cesse, mais cela se fait sans bruit pour éviter le conflit avec les autorités administratives.

A partir de 1805, les édits de proscriptions contre les chrétiens reparaissent et Gabriel-Taurin Dufresse reprend une vie d’errance. Arrêté il meurt décapité à Chengdu, le 14 septembre 1815. Ses reliques reposent dans l’église du séminaire des Missions étrangères de Paris.

Béatifié en 1900 par Léon XIII,  Gabriel-Taurin Dufresse a été canonisé en 2000 par Jean-Paul II.

La cathédrale possède des reliques du saint dans la chapelle Saint-Agathe.

Lezoux, saint Gabriel-Taurin Dufresse, vitrail Gaudin
Lezoux, saint Gabriel-Taurin Dufresse, vitrail Gaudin

Gal (VIe siècle)     

Fête le 1er juillet

Oncle de Grégoire de Tours, moine à Cournon puis évêque de Clermont de 526 à 551. Guéri vers 507 au tombeau de saint Julien de Brioude, il avait un culte particulier pour ce martyr.

En 540, alors que l’Occident était frappé par une grave épidémie de peste inguinaire qui dévasta notamment la province d’Arles, saint Gal en épargna l’Auvergne par ses prières. Il favorisa, à cette occasion, le pèlerinage à Saint-Julien de Brioude par l’institution de cérémonies de Rogations, distinctes de celles de Mamet, et qui avaient lieu pendant le Carême. Il mourut le 14 mai 551

saint Gal, église d'Antoingt, statue

Culte

  • Par l’intermédiaire de saint Julien de Brioude, c’est le plus ancien des saints antipesteux. Il est le patron de Langeac,  d’Antoingt, de Saint-Gal-sur-Sioule et de Beauregard-Vendon.

Au moins deux évêques ont porté ce nom. Celui dont il est question fut sans doute enterré, d’après le Libellus, dans l’église Saint-Laurent à Clermont.

La cathédrale possède une crosse d’évêque émaillée, provenant d’Antoingt, qui aurait appartenu au saint.

Genès-le-Comte (VIIe siècle)        

Fête le 5 juin

Né à Combronde vers 635, Genesius eut une jeunesse illustrée de prodiges qui lui valut l’appellation de saint Genès-l’Enfant bien qu’il mourut à 90 ans.

Nommé comte d’Auvergne par le roi d’Austrasie et acclamé comme évêque en 664, il céda cette dignité à saint Priest, assassiné en 674.

Durant cette décennie, la collaboration entre comte et évêque permit la fondation de quatre monastères de femmes à Beaumont et Chamalières en 665 ainsi qu’à Royat et Marsat en 670. Le monastère de Chamalières, installé sur le propre domaine de saint Genès, avait été spécialement doté par lui.

A la mort de saint Priest, le comte Genès se retira en ermite à Chavanon au nord-ouest de Combronde. Lié d’amitié avec l’évêque saint Bonnet (689-699) il aida saint Ménelée à relever le monastère de Menat (692). Il mourut le 5 juin 725 et fut enterré à Combronde, dont l’église conserve ses reliques dans une châsse ancienne et où sa mémoire est restée liée  à l’apparition d’un essaim d’abeilles autour de l’église au moment de la fête patronale.

  • Culte

Patron de Combronde et de Châteaumeillant en Berry.

saint Genès le comte, bannière, église de Combronde
saint Genès le comte, bannière, église de Combronde

Genès-l’Evêque (VIIe siècle)

Fête le 4 juin

Evêque de Clermont de 665 à 662, il mourut le 3 juin 662 à l’âge de 62 ans. Son court épiscopat a été marqué par quatre importantes fondations :

L’hôpital du Saint-Esprit à Clermont réuni à l’Hôtel-Dieu en1538

La basilique Saint-Symphorien de Clermont, devenue collégiale Saint-Genès, située à côté de l’hôpital et démolie à la Révolution : le patronage a été repris par l’église Sainte-Anne des Carmes

L’abbaye de Manglieu

L’abbaye de moniales de Chantoin. A son emplacement, dans le quartier des Carmes, se trouve la chapelle des Carmes-Déchaux près du cimetière de Clermont.

  • Culte

L’ancienne collégiale Saint-Genès de Clermont abritait la châsse du titulaire, en argent, faite en 1709 et détruite en 1793.

sainte George parmi d'autres saintes, vitrail de la cathédrale de Clermont, XIXe
sainte George parmi d'autres saintes, vitrail de la cathédrale de Clermont, XIXe

George  (Ve siècle)

Fête le 7 février

Pieuse femme de la cité des Arvernes, vers la fin du Ve siècle. Consacrée à Dieu, elle quitta la ville pour une campagne reculée (« in rure commanens » d’après Grégoire de Tours) c’est-à-dire un ermitage. A sa mort, elle fut enterrée dans l’église Saint-Cassy qui prit bientôt le nom de Sainte-George dans le quartier Saint-Alyre de Clermont. Une bande de colombes suivit son convoi.

  • Culte

En 1653, son corps fut transporté à Saint-Alyre de Clermont. Ses reliques sont conservées dans le socle de sa statue à l’église Saint-Eutrope de Clermont.

Géraud (IXe siecle)       

Fête le 13 octobre

La biographie de saint Géraud a été rédigée par Odon de Cluny à la suite de deux séjours à Aurillac en 925 et 928. Né en 856 et devenu comte de Haute-Auvergne, Géraud fonda en 894 un célèbre monastère noyau de la ville d’Aurillac d’où devait sortir Gerbert, pape de l’an mille sous le nom de Sylvestre II.

Possédant de grands domaines, Géraud dota richement son monastère et mérita par ses vertus le nom de « Bon Comte ». Fervent pèlerin à Saint-Martial de Limoges et Saint-Martin-de-Tours, il chevaucha sept fois jusqu’à Rome.

Devenu aveugle, il passa les dernières années de sa vie à Saint-Cirgues, près de Maurs où il mourut en 919.

  • Culte

Saint Géraud fut inhumé dans son église d’Aurillac, qui venait d’être consacrée en 916. On vit des foules immenses accourir vers son tombeau. Les pèlerins, qui défilaient devant la sépulture, venaient prier au pied de la « majesté » d’or du saint. Cette statue signalée en 1013 par Bernard d’Angers a été détruite par les protestants.

saint Géraud , statue, Saint-Saturnin
saint Géraud , statue, Saint-Saturnin

Grégoire de Tours (VIe siècle)        

Fête le 16 novembre

Georgius Florentius Gregorius qui deviendra Grégoire de Tours, naît dans  l’une des plus célèbres familles sénatoriales et cléricales d’Auvergne dans une ville qui deviendra Clermont-Ferrand. Orphelin de père a 10 ans,  il est élevé par sa mère et son oncle Gal, frère de son père alors évêque de Clermont puis par l’archidiacre Avit.

De santé fragile, Grégoire attribue à des saints plusieurs guérisons qu’il estime miraculeuses ; à 14 ans saint Alyre le délivre de douleurs d’estomac, à  24 ans, lors de son premier pèlerinage sur le tombeau se saint Martin de Tours il est débarrassé de pustules malignes.

Ordonné diacre, il est envoyé à la basilique Saint-Julien-de-Brioude puis en 573, devient évêque de Tours où il mourra en 594.

Oeuvre de Grégoire de Tours, éd de 1699, Bibliothèque diocésaine de Clermont

Il laisse de nombreux traités d’histoire et d’astronomie. Une hagiographie de saint Julien et de saint Martin; un traité des cycles ecclésiastiques et surtout une tumultueuse « Histoire des Francs » étonnamment respectueuse des faits malgré des jugements passionnés, ce qui fait de lui le premier historien de la France.

Plusieurs de ses livres évoquent  l’Auvergne et  son histoire : la « Vie des Pères »,  la « Gloire des confesseurs », la « Gloire des Martyrs ».

La bibliothèque diocésaine de Clermont possède une édition de Dom Ruinart, de 1699.

saint Jean-François Régis, statue, église de Saint-Julien de Coppel
saint Jean-François Régis, statue, église de Saint-Julien de Coppel

Jean-François Régis (XIIe siècle)

Fête le 16 juin

Jésuite, apôtre du Velay et du Vivarais. Né en 1597 à Font Couverte près de Narbonne. Ayant fait ses vœux dans la compagnie de Jésus en 1618, il enseigna à Billom, Auch et Le Puy.

Ordonné prêtre en 1630, ses prédications ramenèrent à la foi catholique de nombreux paysans du Velay et des Cévennes gagnés au protestantisme. Après avoir sillonné inlassablement les chemins du Vivarais et du Velay dans des conditions difficiles, il mourut d’épuisement le 31 décembre 1640 à Lalouvesc à l’âge de 46 ans.

  • Culte

Une basilique a été élevée à Lalouvesc sur le lieu de son tombeau : c’est un important centre de pèlerinage.

Béatifié en 1716, il a été canonisé le 16 juin 1737.

Il est le saint patron des Jésuites de la Province de France et des dentellières du Puy.

Julien   (IIe siècle)           

Fête le 30 août

Soldat romain chrétien en garnison à Vienne. Lors d’une persécution non précisée, il quitte cette ville sur les conseils de son chef et ami Ferréol et se réfugie à Vinicelle à deux kilomètres de Brioude. C’est là que les bourreaux vinrent le décapiter. Après avoir lavé sa tête à la fontaine voisine, ils ramenèrent leur trophée jusqu’à Vienne tandis que deux bergers, Illpize et Arcons, transportèrent son corps jusqu’à Brioude où il fut inhumé.

  • Culte

Vers 385, un oratoire fut élevé à Brioude sur le tombeau du saint par un bienfaiteur informé du martyre de saint Julien. Le tombeau de saint Julien à Brioude devint un lieu de pèlerinage comparable à celui de saint Martin à Tours.

saint Julien de Brioude, statue, église de Saint-Julien-de Coppel
saint Julien de Brioude, statue, église de Saint-Julien-de Coppel

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Eglise Saint-Julien de Chauriat, statue de sainte Marcelle

Marcelle, époque inconnue, avant le XIe

Fête le 5 juillet

Honorée à Chauriat, et dans les paroisses voisines, sainte Marcelle ne figure dans aucun des martyrologes clermontois. L’église de Chauriat possède au moins depuis la fin du XVIIe des reliques de la sainte.

Marcelle était une bergère, qui gardait ses moutons sur le Puy de Mur. Emue par les ravages causés par une épidémie qui décimait les habitants de la Limagne, elle priait tout en filant. Elle s’endormit, et son fuseau roula jusqu’à une fissure du rocher. A son réveil, elle voulut reprendre son instrument, et en le retirant du rocher, une source abondante jaillit.

De toute la Limagne, les auvergnats accoururent pour s’abreuver à cette source, dont l’eau guérissait la fièvre.

Mayeul (Xe siècle)       

Fête le 11 mai

Abbé de Cluny de 954 à 994. D’origine provençale, il naquit à Valensole vers 906. Une partie de sa vie s’écoula sur les chemins de France, d’Allemagne et d’Italie. Princes et évêques le pressèrent d’accepter la tiare, mais il déclina cet honneur.

En 972, un évènement dont il fut la victime, augmenta sa popularité. Alors qu’il rentrait d’un voyage à Pavie, il fut capturé par une bande de Sarrasins, à Orsières, peu après le col du Grand Saint-Bernard. Une rançon de « mille livres pesant d’argent »permit sa libération mais l’indignation fut telle qu’elle déclencha l’élimination définitive des Maures, retranchés dans leur château de Fraxinet.

Saint Mayeul mourut à Souvigny le 11 mai 994.

  • Culte

Son tombeau sur lequel s’opérèrent de nombreux miracles, fit la gloire de Souvigny.

L’armoire aux reliques de Souvigny n’est autre que le mausolée commun de « St Mayole » et « St Odylo » élevé en 1440 à la place du monument primitif du XIIe siècle, relégué au fond du collatéral nord.

Ms 149, bibliothèque du Patrimoine de Clermont, f° 167r°
Ms 149, bibliothèque du Patrimoine de Clermont, f° 167r°

Médulphe ou Myon (VI ou VII siècle)

Fête le 1er juillet

Saint Médulphe était né en Auvergne vers le milieu du VIe siècle. Ses parents étaient chrétiens. Il se réfugia dans le monastère de Thiers, mais en sortit bientôt pour fonder un ermitage, dans un endroit inconnu nommé Saint-Victor. Les miracles se multipliaient, et de nombreux visiteurs venaient trouver le saint. Il y mourut, et fut enterré à Menat, qui possédait un prieuré dans une petite ville près d’Artonne. Les reliques de saint Médulphe restèrent jusqu’en 1793 à Menat, mais certaines furent emportées au prieuré qui prit le nom de Saint-Myon

église de Saint-Myon, vitrail Saint-Médulphe
église de Saint-Myon, vitrail Saint-Médulphe

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Ménélée   (VIIe siècle)

Fête le 22 juillet

Second fondateur de l’abbaye de Menat en Auvergne. Né à Précigné, près de Sablé, dans une noble famille des confins du Maine et de l’Anjou. Son père Amanulfe avait projeté de le marier à Sensa, fille du comte de Baronte. Le jour des noces, Ménélée s’enfuit en Auvergne où il rencontra saint Chaffre

Ce dernier l’accueillit dans son monastère où Ménélée demeura 7 ans de 685 à 692. En 692, il se sépara de ses frères pour relever l’abbaye de Menat, tombée en ruines. L’église de Menat fut consacrée le 15 juillet 699, en présence de saint Bonnet, de saint Chaffre. Saint Genès, comte d’Auvergne et saint Ménélée se visitaient souvent. Ménélée mourut le 22 juillet 720.

  • Culte

Des guérisons de malades s’opérèrent sur son tombeau. Les reliques de Menat ont été détruites en 1793 mais des reliques du saint sont conservées à Précigné où une translation avait eu lieu en 1712.

Namace (Ve siècle)           

Fête le  27 octobre

Au Ve siècle, Namatiusévêque de la cité des Arvernes, fit bâtir une première cathédrale obtenant ainsi que le culte chrétien sorte du quartier appelé par Grégoire de Tours le « vicus christianorum » (actuel quartier Saint-Alyre) dans son Historia francorum du VIe siècle.

Namatius dédia cet édifice aux saints Vital et Agricol, dont on fit venir les reliques de Ravenne. La description faite par Grégoire de Tours indique que l’église, la plus ancienne construite intra muros, était de plan basilical, ornée de marbre, possédait une nef et deux collatéraux. « Elle a 150 pieds de long (43,5 m), 60 de large (17,4 m) et 50 de haut (14,5 m), possède 42 fenêtres, 70 colonnes et 8 portes ».

Un vitrail de l’église Saint-Eutrope de Clermont montre le saint portant la première cathédrale de Clermont.

Nectaire – Baudime-Adjuteur ( IIe ou IIIe siècle)

Fête de Nectaire le 9 décembre – Fête de Baudime le 2 janvier

Une église romane et une famille seigneuriale d’Auvergne ont fait la célébrité de saint Nectaire, pourtant le personnage est curieusement inconnu. Le plus ancien texte qui mentionne Nectaire est  « La Troisième vie de saint Austremoine » au XIe siècle. Son auteur, qui fait de saint Austremoine l’un des 72 disciples, lui adjoint le prêtre Nectaire pour compagnon.

Faute d’éléments historiques nous en sommes réduits à une légende qui a été illustrée par un beau chapiteau de l’église de Saint-Nectaire. D’origine grecque, Nectaire s’appelait Ypace. Il se rendit à Rome, fut baptisé par saint Pierre sous le nom de Nectaire et fut envoyé en Gaule avec Austremoine. Arrivé sur le Mont Cornadore, à l’emplacement de la localité qui devait lui être dédiée, il ressuscita le seigneur Bradulus.

Nectaire eut deux compagnons, Baudime et Auditeur.

  • Culte

Il est strictement limité au lieu de la sépulture du saint en Auvergne.

Edifiée au XIIe siècle, l’église de Saint-Nectaire était un prieuré de la Chaise-Dieu.

En 1498, « fut relevé le corps de Monsieur saint Nectère ».  Le maître-autel édifié à cette occasion par le sculpteur Pierre Brassac, a été placé dans le croisillon nord, où il sert d’armoire aux reliques.

saint Baudime, reliquaire de l'église de Saint-Nectaire, photo Bernard Craplet
saint Baudime, reliquaire de l'église de Saint-Nectaire, photo Bernard Craplet

Odilon de Cluny (Xe-XIe   siècle)

Fête le 4 janvier

Abbé de Cluny de 994 à 1049, successeur de saint Mayeul. Né en 962 au château de Saint-Cirgues près de Lavoûte-Chilhac, il appartenait à la famille des barons de Mercœur. Après un séjour au monastère de Brioude, il reçut l’habit religieux à Cluny des mains de saint Mayeul. L’Auvergne lui doit la fondation des monastères de Lavoûte-Chilhac  en 1025 et de Saint-Flour.

Apôtre de la non-violence par l’institution de la Trêve de Dieu, il entretenait des relations avec les principaux souverains de la chrétienté, les rois de France Hugues Capet et Robert le Pieux, l’empereur saint Henri et le roi de Hongrie saint Etienne. Il se rendit 9 fois à Rome.

Il institua la Fête des Morts le 2 novembre pour le salut des âmes du Purgatoire. Il mourut à Souvigny le 1er janvier 1049 âgé de 87 ans.

Pierre le Vénérable (XIIe siècle)

Né en Auvergne, dans la famille de Montboissier, Pierre fut élevé au grand prieuré de Sauxillanges, qui dépendait de l’ordre de Cluny. Moine à seize ans, il fut écolâtre, puis prieur de Vézelay et, en 1120, de Domène, près de Grenoble.

 

Il n’avait que trente ans quand il fut, en 1122, élu abbé de Cluny. Héritant de la charge d’un ordre immense, qui jouissait d’un prestige incomparable et continuait de s’accroître, Pierre eut la sagesse de l’organiser.

Il s’intéressait à la théologie, combattait par la plume les hérétiques, faisait traduire le Coran pour discuter avec les musulmans, accroissait notablement la bibliothèque de Cluny.

 

 

Pierre le vénérable et sa mère, sainte Reingarde, église de Montboissier

Abbé du plus grand monastère de la chrétienté, il ne dédaignait personne. Pierre, qu’en 1153 l’empereur Frédéric Barberousse avait surnommé Vénérable, mourut, comme il l’avait désiré, le jour de Noël.

 

Bien qu’il n’ait pas été canonisé formellement, l’ordre bénédictin l’honore le 11 mai avec ses quatre grands prédécesseurs, OdonMayeulOdilon et Hugues, en reconnaissant en lui un des exemples les plus parfaits de l’abbé selon saint Benoît.

Pourçain (VIe siècle)            

Fête le 24 novembre

Esclave de Montfand en Bourbonnais, Porcianus était gardien de cochons avant de devenir moine puis abbé du monastère de Mirande qui prit le nom de Saint-Pourçain au IXe siècle.

En 525, au moment de l’incursion en Auvergne de Thierry, roi d’Austrasie, Porcianus se porta au devant du roi, qui campait à Artonne afin de négocier le rachat d’esclaves. Il dirigea le monastère pendant 52 ans de 481 à sa mort en 533.

Culte

Saint Pourçain est invoqué pour la libération des prisonniers. Il est patron de Saint-Pourçain-sur-Sioule, Saint-Pourçain-sur-Besbre, Louchy-Montfand et Marigny.

martyr de saint Priest, Volvic, médaillon de Martial Mailhot
martyr de saint Priest, Volvic, médaillon de Martial Mailhot

Priest  (VIIe Siècle)        

Fête le 23 janvier

Né à Vezedone en Brivadois, saint Priest a été évêque de Clermont de 664 à 674. Son épiscopat favorisé par le comte saint Genès, fut marqué par la fondation de 4 monastères de femmes à Beaumont, Chamalières, Marsat et Royat.

Réputé pour ses vertus, il s’était rendu à Autun le jour de Pâques 673, pour prendre la défense d’une jeune fille auvergnate, enlevée par Hector, patrice de Marseille. Ce dernier ayant été confondu, puis exécuté, ses parents en gardèrent rancune à saint Priest et se chargèrent de le faire assassiner : c’est à Volvic que 20 hommes armés le surprirent et le massacrèrent.

Culte

L’église de Volvic conserve le corps de saint Priest ainsi que l’épée de son martyre. Un chapiteau de l’église de Volvic est consacré à saint Priest : le saint évêque barbu y apparaît deux fois : dans l’exercice de sa justice et au moment de son arrestation ; il est alors encadré d’un soldat en cotte de maille et d’un bourreau brandissant l’épée.

29 communes de France sont placées sous son patronage avec deux formes principales :

Priest,  en Basse Auvergne, Forez et Limousin, Projet, dans les provinces méridionales

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Raingarde

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Elle était la mère du bienheureux Pierre le vénérable, abbé de Cluny  (mort en 1135), et l’épouse de Maurice de Montboissier. Après la mort de son époux, elle rentra au prieuré clunisien de Marcigny. Plusieurs paroisses du diocèse de Clermont la représente, soit en statue, soit en vitrail.

Robert de Turlande  (XIe  siècle)     

Fête le 24 avril

Né vers l’an mil au château de Turlande en Haute-Auvergne (commune de Paulhenc près de Pierrefort), il était le neveu de saint Géraud d’Aurillac. Après des études à l’école de Brioude, il devint chanoine de Saint-Julien. Au retour d’un pèlerinage à Rome, il fonda l’abbaye de la Chaise-Dieu en 1043. Il mourut le 17 avril 1067.

Culte

Canonisé en 1070, trois ans après sa mort. Réputé pour sa charité, des foules immenses accoururent sur son tombeau à la Chaise-Dieu.

Au XIIe siècle, le monastère de saint Robert devint la deuxième abbaye bénédictine d’Occident après Cluny. Son rayonnement s’étendait sur 300 prieurés de la Castille jusqu’au Rhin.

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Sidoine Apollinaire (Ve siècle)

Fête le 23 août

Né à Lyon, d’une famille chrétienne de l’aristocratie gallo-romaine, fils et petit-fils de préfets du prétoire des Gaules, gendre de l’éphémère empereur Avitus, il vit dans son domaine d’Avitacum en Auvergne, où il s’adonne à la littérature (Panégyriques officiels ; vingt-quatre Carmina, poèmes d’apparat ou pièces de circonstance). Comte d’Auvergne, puis préfet de Rome (468), il est en 469 ou 470 élu, malgré ses résistances, évêque de Clermont.

De foi sincère, il joue un rôle courageux dans des circonstances politiques difficiles (invasion des Wisigoths avec leur chef arien Euric, qui l’envoie quelque temps en exil à Carcassonne).
Évêque, il n’écrit plus que des lettres (cent quarante-sept en neuf livres), d’un style recherché et compliqué, mais utiles documents pour l’histoire politique et sociale de la Gaule romaine au moment où elle est abandonnée aux Barbares. Sidoine est un témoin, très attachant d’ailleurs, de la fin d’une époque et d’une culture.

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Thècle (1er siècle)

Fête le 23 septembre

Vierge originaire d’Iconium convertie au christianisme par la prédication de saint Paul. Ses actes sont apocryphes. Son zèle apostolique devait l’exposer au martyre : c’est la protomartyre de l’Orient mais elle échappa miraculeusement aux bêtes qui se détournèrent d’elle et au bûcher qu’une pluie diluvienne éteignit.

Finalement elle mourut dans une grotte près de Séleucie  vers 117, âgée de 90 ans.

Culte

Un sanctuaire fut établi sur la grotte ou Thècle avait terminé ses jours et nombreux étaient les pèlerins qui se rendaient en Séleucie.

On ne saurait exclure que son culte ait été introduit précocement en Auvergne. En tout cas, un autel «  S. Thècle » est cité dans l’église de Chamalières près de Clermont dès le Xe siècle.

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Chamelières, trésor de la cathédrale, reliquaire Sainte Thècle

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Artonne, église, sainte Vitaline

Vitaline IVe siècle    

Fête le 21 février

« Sainte servante de Dieu » à Artonne au IVe siècle, d’après Grégoire de Tours. Lors d’un voyage en Auvergne, vers 390, saint Martin se rendit sur son tombeau peu de jours avant sa mort.

Culte

Ses reliques sont encore conservées dans une châsse à Artonne. On a retrouvé les traces de son culte jusqu’à Metz, d’après les diptyques de la cathédrale.

Le texte a tout d’abord été écrit pour une exposition, montée par Marie-Rose Fournier pour la Bibliothèque diocésaine de Clermont. L’exposition a été ensuite présentée à la Cathédrale.

Pour la plupart, les notices sont extraites du livre « Le grand livre des saints » de Jacques Baudoin (éd. Créer, 2006)

Monsieur Baudoin a été président des Amis de la Cathédrale de 1992 à 2011.

On pourra consulter également « La vie des saincts et sainctes d’Auvergne et de Velay » de Jacques Branche, édité au Puy par Philippe Guynand, en 1652, et « Les saints d’Auvergne » par l’abbé S-M Mosnier (paru chez Lethielleux en 1900)

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