Maître-autel de Viollet-le-Duc

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie
(Ps 42, 04)

 

plan_maître-autel_1Après la Restauration se décida la construction d’un nouveau maître-autel pour la cathédrale. Viollet-le-Duc inaugura une série d’œuvres néo-gothiques qui furent installées à Clermont, Bayonne, Reims, Notre-Dame de Paris… en soulignant que l’art doit s’adapter aux nécessités modernes et tout d’abord aux usages liturgiques nouveaux.

Le projet définitif fut réalisé pour l’orfèvrerie par Bachelet, pour la sculpture des figures par Armand Toussaint, et pour les ornements par Vuilleminot.

Le maître-autel constituait une innovation technique : des plaques de cuivre travaillées au repoussé et non fondues, clouées et non soudées. La dorure fut obtenue par électrolyse, procédé tout nouveau. L’œuvre présentée à l’exposition universelle de 1855 est installée dans le chœur en 1856, payée 60 000 francs or.

Sur la porte du tabernacle se trouve un Christ bénissant, entouré de l’Eglise et de la Synagogue (aveugle et lance brisée). A droite et à gauche se déroule une frise représentant les apôtres tenant l’instrument de leur supplice. L’ensemble est surmonté d’une immense monstrance en forme de pinacle gothique. Au sommet se trouve l’Agneau, entouré de quatre anges tenant les instruments de la Passion.