En Auvergne, de nombreuses portes d’églises comportent des ferrures ouvragées, qui datent pour la plupart des XIe au XIVe siècles. Appelées PENTURES, ces ferronneries représentent des têtes de dragons, des hommes tordus, des fleurs de lys…elles ont été reportées au cours des siècles sur de nouveaux vantaux, quand le bois était trop abimé.
On trouve d’autres pentures ailleurs, mais elles sont beaucoup plus rares : ainsi celles de la Cathédrale de Wells, ou encore dans l’Allier ( Ebreuil, Gannat… mais qui étaient dans le diocèse de Clermont), le Roussillon, en Corrèze, dans le Velay, le Berry, ….Cette rareté souligne l’importance des pentures du Diocèse de Clermont.
La symbolique de la Porte a été longuement étudiée ( voir ici ).
Les mots du Christ dans Jn 10,9 : « Moi, je suis la Porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » expliquent pourquoi il fallait solenniser l’entrée de l’église.
Un texte du Xe siècle, la vision du moine Robert, qui se trouve dans un des manuscrits du chapitre de Clermont, le Ms 145, décrit les portes : « Entrés dans l’atrium, ils virent les portes (…). Sur chacune d’elles on voyait deux roues d’une taille extraordinaire. Sous chacune des deux roues on en voyait trois autres et, au milieu des roues, un arrondi en forme de noix d’une taille extraordinaire Chaque porte paraissait si étonnante que personne ne saurait dire leur beauté, car elles avaient l’apparence du marbre blanc et les roues qu’elles portaient étaient respectivement verte, bleue et rouge »
Des pentures sont représentées dans un chapiteau du choeur de Notre-Dame du Port, à Clermont.
L’église Saint-Joseph de Clermont, construite à la fin du XIXe, est le dernier témoignage de la beauté de ces ferronneries.






















