18 Mar Inondation à la cathédrale de Clermont : 14 février 2026
Le 14 février 2026, les pluies violentes et prolongées ont inondé les terrasses nord de la cathédrale.
Cela n’est pas nouveau : il y a trente ans, il avait fallu évacuer le Trésor ; il y a quinze ans, les murs et les vitraux de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine ruisselaient. Le problème est récurrent, mais nous sommes très inquiets de ces nouveaux dégâts. Les gouttes d’eau dans la chapelle Saint-Austremoine ont continué à tomber jusqu’à samedi 7 mars, malgré la pose d’une bâche sur la terrasse la surmontant.
Les jours suivants, l’humidité persistante provoque la chute de plâtre de la voûte et des murs, causant des dégâts pour les peintures.
Les photos que nous présentons ont été prises entre le 18 février et le 17 mars 2026
Les parties foncées des murs et des voûtes, en pierre de Volvic, sont les parties imbibées d’eau
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Nous savons que depuis longtemps les conduites d’évacuation n’ont pas été débouchées, que les terrasses sont recouvertes de mousses aggravant la stagnation de l’eau, et des arbustes poussent sur la cathédrale. Les terrasses nord, ne recevant pas le soleil, sont dans un état catastrophique. Et les murs intérieurs sont visiblement atteints.
Une bâche recouvre la chapelle sinistrée, protégeant la terrasse de la chapelle Saint-Austremoine d’être de nouveau inondée. Mais les joints de la terrasse sont endommagés…
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Les parties foncées des voûtes sont les parties imbibées d’eau.
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La chapelle Saint-Austremoine a subi des dégâts importants. Les boiseries recouvrant les murs sont imbibées, ce que prouve leur couleur foncée. Ces panneaux avaient déjà été atteints il y a quelques années : on ignore toujours les détériorations des murs, qui avaient peut-être encore des peintures anciennes derrières les boiseries du XIXe. Le panneau du XVIIe de la Confirmation ne peut pas ne pas avoir été touché, comme certaines parties de l’autel. on voit visiblement le doré partant en morceaux.
Les murs sous les terrasses ont leurs parties hautes imbibées. Deux des murs du Trésor sont visiblement détrempés, ceux qui supportent le Christ roman, et le tableau de Simon Vouet.
Il en est de même pour les murs de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine, dont les peintures sont menacées : on voit les dégâts de la peinture du clerc du XIIIe qui s’écaille. Le plâtre recouvre le sol dans les chapelles nord, et l’humidité ne peut pas disparaître naturellement.
Enfin, une autre peinture donne de l’inquiétude : vous pouvez constater en comparant l’état de 2015 et l’état actuel que la peinture s’abime, en particulier le bas de la robe de l’ange, et le bras droit du chanoine donateur.
C’est la plus belle peinture de la cathédrale, redécouverte en 1992, et nous l’avons choisie comme bandeau pour notre site.
Il serait dommage que les vestiges de cette peinture du XIIIe disparaissent!























