Chapelle Sainte-Marie-Madeleine

 Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.
(Ps 62,2)

Le retable et l’autel sont en bois peint, du XVIIIe. Les deux statues sont celles de saint Arthème, et de saint Alyre, tous deux évêques de Clermont. Aux pieds de saint Arthème se trouve une maison en flammes : on sortait ses reliques en procession en cas d’incendie.

Après enlèvement des boiseries en 1993, on mit à jour des peintures des XIIIe et XVe siècles sur les murs de cette chapelle.

Sur le mur de droite se trouve la plus ancienne peinture ; c’est un véritable chef-d’œuvre, autant par le dessin que par les couleurs. On reconnaît une Vierge à l’enfant assise, devant une tenture que tiennent deux anges. A ses pieds est agenouillé un clerc, sans doute le donateur de l’ex-voto.

plan_ste-marie-madeleine_1Sur le mur du fond, on distingue un saint ermite : saint Antoine, à qui la chapelle fut dédiée au XIVe.

Enfin, à gauche, on identifie parfaitement saint Christophe portant l’enfant Jésus, et saint Sébastien percé de flèches. On invoquait saint Sébastien dans les épidémies de peste, et saint Christophe était le patron des voyageurs.

Les vitraux

Les trois fenêtres, composées de doubles lancettes, racontent le cycle complet de la Légende de Marie-Madeleine.

Les deux lancettes de gauche montrent le récit évangélique. On retrouve la sainte dans ses différentes rencontres avec le Christ, jusqu’à la Résurrection.

Dans celles du milieu se déroule l’épisode provençal, ou gallican, de la sainte : envoyée par saint Pierre, avec son frère Lazare et sa sœur Marthe, elle aurait abordé en Provence, converti le Comte et la Comtesse de Provence, et ainsi évangélisé le pays.

Enfin les deux lancettes de droite narrent l’épisode érémitique, ou comment Marie-Madeleine se retira dans un ermitage (qu’on identifie selon la tradition avec la Sainte-Baume), avant d’être enterrée à Saint-Maximin. L’épisode final du transport de la sainte à Vézelay a été composé par le restaurateur Gaudin.

Les deux lancettes du milieu possèdent des médaillons enchâssés dans un très beau décor: une double arcature, avec des arcs trilobés, sous un galbe décoré de fleurons. Le raffinement des personnages, l’élégance de leurs mouvements de mains rappellent les miniatures des manuscrits parisiens de l’époque de saint Louis.

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