Chapelle de l’Apocalypse

Redoutable est Dieu dans son temple saint, le Dieu d’Israël,  c’est lui qui donne à son peuple force et puissance.  Béni soit Dieu !
(Ps 67, 36)

plan_chlle-apocalypse_1 Cette chapelle fut construite selon les plans de Viollet-le-Duc ; elle était primitivement dédiée à sainte Zita, patronne des domestiques, dont le vitrail a été déplacé au sud.

La statue de la Vierge en calcaire polychromé a été sculptée en 1855 par Pierre-Marie Froget. Le chanoine Craplet l’a acquise en 1980.

Le vitrail de l’Apocalypse

Dessiné et exécuté de 1980 à 1982 par Alain Makaraviez et sa femme Edwige Walmé, c’est une commande du chanoine Bernard Craplet, alors curé de la cathédrale.

L’Apocalypse est  le dernier des livres de la Bible. Ecrit par saint Jean l’Evangéliste lors de son exil à Patmos, il reprend un genre littéraire utilisé par les prophètes Zacharie, Daniel… il est à interpréter de façon symbolique et non littérale ; le livre montre les tribulations des saints sous forme de persécutions, guerres, souffrances…en attendant le retour glorieux du Christ.

Les scènes furent imposées aux verriers par le chanoine Craplet, qui en désigna également le déroulement : le Vivant dans sa mandorle, entouré des 24 Vieillards de l’Apocalypse, les catastrophes qui s’abattent sur la terre, l’apparition des 4 Cavaliers, la Grande Prostituée sur la bête aux 7 têtes, et la Jérusalem descendant du ciel.

Mais Makaraviez a déployé une grande imagination dans la représentation de ces scènes, et les a truffés de détails pittoresques : ainsi le Vivant a les pupilles trouées et la lumière du soleil couchant s’introduit ainsi dans la cathédrale. Les 24 vieillards de l’Apocalypse ont chacun une couronne « en chef d’œuvre » : le verre a été découpé circulairement et une incrustation figurant une pierre précieuse y a été insérée. Un des vieillards a des lunettes, un autre fume une cigarette… parmi les noyés dans les eaux « amères » se trouve la figure du « Cri » de Munch… et combien d’autres détails !