Peintures murales

Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur,
mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! (Ps 83, 3)

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Clerc en prière, voir n°5

La cathédrale de Clermont possède un exceptionnel ensemble de peintures murales.

Certaines sont malheureusement invisibles pour le visiteur : situées dans la crypte (XIIe), dans la sacristie nord, ou dissimulée par le buffet d’orgue dans le déambulatoire. Leur mise à jour est parfois très récente : 1992 pour la Vierge de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine. On peut donc espérer encore de nouvelles découvertes, derrière les boiseries, ou sous les couches de badigeon.

 

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Photo Jacques Baudoin

Cette peinture est masquée par le buffet de l’orgue,
installé ici en 1856 et plaqué contre le mur de la sacristie.

 

 

 

 

 

Voici où se situent les peintures du déambulatoire, et des chapelles du choeur :

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N°1 :

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Jean Coustave et Guillaume Gauthier

Les premières que l’on voit quand on parcourt le déambulatoire au Nord se trouvent sur le mur de la sacristie.

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Guillaume de Jeu

Ce sont trois peintures funéraires de trois chanoines des XIIIe, XIVe et XVe siècles: Guillaume Gauthier, Guillaume de Jeu, et Jean Coustave. Elles ont été superposées, et celle de droite, la plus ancienne, représente le chanoine Guillaume Gaultier vêtu d’un surplis agenouillé les mains jointes devant la Vierge. A gauche , le chanoine Guillaume de Jeu porte une chasuble violette, tandis qu’au centre le chanoine Jean Coustave (mort en 1452) s’est fait représenté dans une scène du Jugement dernier : au centre se tenait saint Michel pesant les âmes, peinture aujourd’hui disparue.

 

 N°2 et 3

Dans la chapelle Saint-Georges se trouvent deux bandeaux superposés, contemporains de la construction de la chapelle.
Au registre inférieur se déroule une scène des croisades : un croisé charge des Sarrazins qui font demi-tour et s’enfuient. C’est peut-être une scène de la bataille d’Antioche en 1098, où apparut saint Georges qui permit la victoire et ainsi la prise de Jérusalem un an après.
La deuxième peinture, encadrée par une frise d’une extrême finesse, représente le martyre de saint Georges, comme la verrière qui surmonte les peintures.

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Scène de croisade, et martyre de saint Georges

N°4 -5-6-7-8

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Saint Antoine

Dans la chapelle Sainte-Marie-Madeleine ont été découvertes dans les années 1990 plusieurs peintures. La plus saisissante est une Vierge à l’enfant tournée vers le chanoine donateur. Nous l’avons choisie pour sa beauté comme « bandeau » du site. A sa droite est un clerc prêtant hommage à un ange. (voir haut de page)
Sur le mur de gauche, on distingue saint Christophe portant l’enfant Jésus, puis saint Sébastien percé de flèches, deux peintures plus tardives (fin XIVe ou début XVe?).
Sur la paroi du centre, saint Antoine rappelle que la chapelle lui fut dédiée à la fin du XIVe.

 

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Saint Sébastien

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Saint Christophe

           

 

 

 

 

 

 

N°9-10

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Chanoine Thomas Besson

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Famille de Jeu

 

Deux peintures votives occupent la paroi de gauche de la chapelle Saint-Bonnet : le chanoine Thomas Besson est présenté à une Vierge à l’Enfant par son saint Patron (fin XVe) ; malheureusement, la figure de la Vierge a disparu, seul demeure le Christ sur ses genoux. Puis, sous une belle arcature trilobée se déroule le cortège de la famille de Jeu, chanoines portant l’aumusse ou clercs diversement drapés.

 

 

N°11-12-13

Chanoine1

La chapelle Sainte-Agathe contient des peintures début XIVe, elles aussi découvertes dans les années 1990. Celle du fond représente des laïcs coiffés d’un béguin, un évêque et des chanoines. Elle a été recouverte par une crucifixion, avec, au pied de la Croix, la Vierge et saint Jean, et de part et d’autre, sainte Agathe et saint Loup.

                                 saint Loup                                    IMG_5367 - copie                                   ste Agathe

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